Amiens, 1999, résidence universitaire du Thil. C'est la pause pub entre deux
épisodes de X-Files dans la salle commune et j'en suis à mon café-clope.
Y'a ce truc que j'ai entendu (à la télé, à la radio, dans mon walkman...).
Un riff de gratte, peut-être. Ou une mélodie, je sais plus trop...
C'est comme un shoot à une drogue étrange. J'examine, je brode, je mélange...
J'éteins ma clope dans la goutte qui reste au fond de mon gobelet en
plastique, j'escalade les marches et les couloirs et l'espace d'un instant,
là, dans ma piaule avec ma gratte et mon casque sur les oreilles, je me
transforme en superstar.
Je joue pour une foule de lampadaires, des fois pour
une multitude d'étoiles, mais j'ai aussi mes fans du coté des gouttes de
pluie qui viennent s'écraser contre mes vitres...
dead joshua...
"C'est tout un stock de morceaux, plus ou moins "écoutables"...
l'idée consistait pas vraiment à faire du son studio. Je suis pas vraiment
sûr, à vrai dire, de savoir en quoi consistait l'idée. Quoi qu'il en soit,
dans les années qui ont suivies, y'a des morceaux que j'ai eu envie de
peaufiner: en rajoutant quelques bruits, en équalisant un peu, en faisant
quelques montages..."
Bonne écoute !