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#101 10-09-2009 10:20:15

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

L'industrie du disque dénonce les "voleurs à la petite semaine"
LEMONDE.FR | 09.09.09 |

A quelques jours de la reprise des débats sur la loi Hadopi à l'Assemblée nationale, le 15 septembre, le Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP) a annoncé, mercredi 9 septembre, lors d'une conférence de presse, une nouvelle baisse des ventes de musique au premier trimestre 2009 qui relance le débat sur le téléchargement illégal.

Selon les chiffres du syndicat, au cours du premiers trimestre 2009, le marché de gros de vente de musique a chuté de 17,4 %, par rapport à la même période l'année dernière. Une perte de quelque 50 millions d'euros que le SNEP attribue directement au piratage : "Les pratiques illicites en matière de téléchargement de contenu sont depuis six ans un phénomène de masse qui a détruit plus de 50 % (soit 700 millions d'euros) de la valeur du marché de la musique en France."

"DES VOLEURS À LA PETITE SEMAINE"

Les ventes de disques chutent de 21 %, mais le SNEP s'inquiète surtout de la très lente croissance du marché numérique, qui ne progresse que de 3 %. Christophe Lameignère, président du SNEP et PDG de Sony Musique France, explique les mauvais résultats du premier trimestre 2009 par "les altermoiments sur Hadopi, qui ont donné un regain de vivacité aux pirates".

Notre offre légale fait toujours face à la concurrence déloyale des échanges illégaux de fichiers musicaux en ligne, déplore-t-il, en s'en prenant violemment aux "donneurs de leçon" anti-Hadopi : "Ce sont des voleurs à la petite semaine planqués derrière leur ordinateur qui n'ont jamais rien fait pour la création."

"Un système de dissuasion et d'intimidation de masse qui ne changera rien aux habitudes de partage d'œuvres entre particuliers, sans but commercial", répond Jérémie Zimmermann, cofondateur et porte-parole de La Quadrature du Net, fer de lance de la lutte anti-Hadopi. Pour lui, l'industrie du disque, aveuglée par ses pertes, milite pour un système répressif parce qu'elle n'est pas capable d'adapter son offre à la demande sur Internet : "On ne peut pas vendre des fichiers de 1 et de 0, comme on vendait des CD avant le numérique."


Mael Inizan

je reply juste l' un des commentaires qui m' a fait sourire, mais aussi éclaire bien la logique dans laquelle se complait l' industrie du disque:

marabbeh :
  Il paraît aussi que l’industrie automobile est en récession à cause des voleurs à la tire.


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#102 05-11-2009 09:59:41

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?


La baisse des ventes physiques ralentit, le numérique stagne

source :journal du net


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La part du "numérique" (dématerialisé) dans le marché de la musique en France ne cesse d'augmenter. Mais cette hausse est davantage la conséquence du recul des ventes physiques que de l'augmentation, très limitée du numérique. Les chiffres du marché français de janvier à septembre confirment les tendances du premier semestre. Les revenus de la musique dématerialisée ne progressent que de 3,6 % en un an, à 55,3 millions d'euros, et ceux des supports physiques ralentissent leur chute.

Le mobile ne génère plus qu'un quart des revenus dématerialisés

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Autre tendance confirmée, cette stagnation du marché numérique s'explique d'abord par la mauvaise santé de le musique sur mobile. Ancien poids lourd du secteur, le mobile ne pèse plus que 26 % de ses revenus sur les neuf premiers mois de l'année 2009.


Le téléchargement Internet génère la moitié des revenus numériques

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Générant la moitié des revenus du secteur, le téléchargement sur Internet connaît un très fort développement. Son chiffre d'affaires augmente de 47 % en un an, à 27 millions d'euros, et de 131% en trois ans.

Le streaming se fait une place dans la musique

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Avec des revenus multipliés par 2,8 en un an, à 6,9 millions d'euros sur les neuf premiers mois de l'année, le streaming est actuellement la catégorie la plus dynamique de la musique dématerialisée. Des sites comme MusicMe ou Deezer et des acteurs plus installés comme Fnac.com proposent cette "écoute en ligne".

lire la suite

et sur NUMERAMA


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#103 05-11-2009 15:07:29

Alphonse
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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

merci !


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#104 14-11-2009 09:21:25

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

synthèse du cycle « Internet POUR la création musicale ».

Après avoir consulté successivement les diffuseurs de musique sur Internet, les représentants des sociétés de gestion collective des droits d'auteur, les producteurs phonographiques et les producteurs de spectacle, Nathalie Kosciusko-Morizet rend publique officiellement la synthèse du cycle « Internet POUR la création musicale ».

L’objectif de ce cycle de rencontres, pour l’essentiel publiques, était d’exposer, en dehors ou plutôt à côté du cadre de discussion de la Loi, les enjeux et les défis à relever pour chacun des protagonistes, puisqu’il s’agissait bien alors d’une « bataille », vécue comme telle à la fois par les porte-paroles de l’industrie musicale et ceux de la « communauté Internet ». En témoignent d’ailleurs les ouvrages publiés à cette occasion, dont le dernier en date, La bataille HADOPI1 est révélateur de plaies qui ont du mal à cicatriser.

Le rapport:
http://www.strategie.gouv.fr/IMG/pdf/synthesefinale.pdf

pour ceux qui qui n'ont pas le temps de tout lire, le passage nous intérréssant un peu plus:


L’innovation en matière de droit d’auteur, et l’autoproduction.
Dans l’économie et le fonctionnement de la création, Internet apporte une nouvelle dimension : celle de la démocratisation des moyens de diffusion. A travers les réseaux sociaux, et particulièrement myspace, de nombreux artistes autoproduits ont ainsi pu atteindre une audience jusqu’alors réservée aux artistes travaillant avec des professionnels de la production. L’émergence récente de sites de production collaborative, sur lesquels les internautes peuvent décider de financer collectivement un artiste dont la musique leur plait, comme Mymajorcompany, va également dans ce sens.
Or, pour assurer une diffusion la plus large possible de leurs oeuvres, ainsi que pour se rapprocher de l’idée qu’ils se font des us et coutumes du net, de nombreux artiste ont opté pour de nouvelles licences, autorisant la diffusion gratuite et la distribution de leur oeuvre, en général à titre non commercial.
Ces licences libres, dont les plus connues sont les « creative commons » sont à la base de sites de distribution de musique comme Jamendo, ou Dogmazic, ou encore de webradios comme oxyradio.
En choisissant ce type de licences pour la protection de leurs droits, les artistes concernés ne renoncent pas à la rémunération, mais l’envisagent d’une manière assez différente. Ils proposent une rémunération optionnelle, plus proche du mécénat. Si l’internaute aime la musique, il est invité à verser une contribution à l’artiste.
Cette forme d’application du droit d’auteur souffre néanmoins aujourd’hui de n’être pas reconnue, aux dires de ses promoteurs, par les sociétés de perception et de répartition des droits. A la décharge de ces dernières, le modèle de rémunération diverge tant qu’il leur est difficile d’appliquer, pour ces titres, les mêmes barèmes de rémunération pour diffusion que pour les autres. Une réflexion est néanmoins engagée au sein de plusieurs SPRD afin de mieux prendre en compte les artistes autoproduits.

et enfin en conclusion, le rapport évoque des "défis " à relever:
:

d. L’acceptation par les SPRD de la prise en compte des artistes publiant sous des licences libres, ou a défaut, la mise en place d’une SPRD s’adressant spécifiquement à ces artistes.


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#105 14-11-2009 14:54:22

dj3c1t
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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

En choisissant ce type de licences pour la protection de leurs droits...

Cette phrase résume bien le point d'incompréhension principal concernant les LO.
Si une licence libre protège son auteur, c'est par effet de bord et non parce que c'est son objectif.
L'objectif d'une licence libre est de protéger l'auditeur, en lui précisant les libertés que l'auteur lui donne sur son oeuvre.
Et donc ensuite, un peu comme un corrolaire en maths, les libertés qui ne sont pas données sont, indirectement, autant de restrictions que se garde l'auteur. Mais les restrictions sont alors précisées par le CPI. C'est parce le CPI est restrictif par defaut qu'une liberté non donnée dans une LO devient une restriction.

Donc
Et encore une fois, il faudrait rappeler ici que les LO ne protègent pas les auteurs.
C'est le CPI qui indique ce qui est interdit et qui donne à l'auteur le cadre juridique necessaire à sa défense s'il se sent floué.

Et re-donc et re-encore une fois, on a ici une analyse des LO qui les considère comme s'il s'agissait d'un nom différent donné à une autre SACEM.

...
C'est pas que je désepère, là
mais presque


dead ?

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#106 15-11-2009 16:40:11

dj3c1t
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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

bon

en même temps, on peut se réjouir au moins d'une certaine reconnaissance des LO au niveau politique.
j'aurais preferé pour ma part que cette reconnaissance soit... peut-être plus adaptée, je sais pas.
disons que c'est un début

et espéront que les LO ne deviennent pas une SACEM version bio ou un truc comme ça...


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#107 05-01-2011 11:49:20

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

Les fans, ces lobbies qui font trembler l'industrie du disque

Par Ornella Lamberti, publié le 20/12/2010 sur l'express.fr


Capables de compromettre le succès de l'album posthume de Michael Jackson ou de faire passer Rage Against the Machine pour un groupe d'enfants de choeur, les fans font trembler l'industrie du disque. Atout ou menace ?

Un des événements musicaux les plus attendus de 2010, la sortie du premier album posthume de Michael Jackson, a failli être le fiasco de l'année. Alors qu'approchait la date fatidique de la mise en bacs, le 10 décembre, une info s'est mise à courir sur le Net, annonçant que la voix de Breaking News, titre extrait du CD Michael, ne serait pas celle du roi de la pop (lire ici notre article Qui peut chanter Breaking News à la place de Michael Jackson). Sédition des fans et représailles immédiates sous la forme de pétitions peu conciliantes et autres attaques médiatiques afin que Sony, le label, retire le morceau litigieux.
Branle-bas de combat : Sony Music France organisait le 6 décembre une écoute exclusive de Michael pour les fans français. Sage stratégie que celle de la transparence. Sur leurs sites, les jacksonophiles ont souligné la bonne tenue de l'album, même si certains regrets subsistent concernant une voix parfois gonflée à la technologie.
Activiste dans l'âme, il peut torpiller le système
Aujourd'hui, le fan a de plus en plus d'influence. Et à tous les niveaux : économique, médiatique, artistique. Il est d'abord le seul dont on est certain qu'il achètera l'album de son idole. A l'heure de la gratuité potentielle de la culture, cet olibrius prêt à sortir monnaie et Carte bleue pour satisfaire ses désirs est donc fort courtisé. Selon les études marketing, il existe trois types de fan : le "true fan", l'inconditionnel, qui dépensera sans compter ; le "regular fan", l'assidu, qui suit de près un artiste et se procure régulièrement ses disques ; enfin, le "casual fan", l'occasionnel, qui achètera peut-être mais sur un seul coup de coeur.
Désormais, les nouvelles technologies permettent au fan de donner libre cours à ses instincts grégaires et ses impulsions aveugles. Petit vivier mais vivier vivace, la communauté de fans a son mot à dire. L'exemple le plus probant étant celui de My Major Company, label produisant des artistes financés a priori par des internautes concernés - à défaut d'être forcément passionnés. Mais le fan, activiste dans l'âme, peut aussi torpiller le système. Par exemple lorsqu'en 2009 il élit "single de Noël" le virulent Killing in the Name, du groupe de métal Rage Against the Machine, grâce à un vote sur Facebook, juste pour éviter que les gagnants consensuels de X-Factor, la Nouvelle Star britannique, ne soient distingués.
L'industrie du disque aurait donc tort de négliger ces fans, même si s'en occuper demande un effort - l'identification est compliquée, maintenir la communauté active est chronophage. Mais la fin justifie les moyens. Car, selon la théorie de Kevin Kelly, le créateur de la revue Wired, un artiste a besoin de 1 000 fans réellement investis pour pouvoir vivre de son oeuvre. Ainsi le groupe Thirty Seconds to Mars a-t-il produit 2 000 versions d'une pochette d'un même album, This Is War (2009), afin qu'y figurent les visages bénis de ses fans adorés. Rien que pour leur faire plaisir. Merci pour eux.



Il y a bien longtemps, en Grande-Bretagne, Arthur Conan Doyle, ne pouvant plus souffrir son détective l'avait fait mourir, mais s'était vu contraint de l'exhumer des limbes sous la pression des lecteurs.
Plus récemment, aux Etats-Unis, sous les injonctions des fans, le créateur de la série Desperate Housewives maria Susan à Mike, qui, du coup, délaissa l'infortunée Katherine.
Et, au Japon, le manga Evangelion en est à sa troisième fin, aucune n'ayant jusque-là contenté les otaku, ces fans obsessionnels de mangas.


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#108 05-01-2011 11:53:34

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

ENCORE UN DVD GRATUIT DE RADIOHEAD...OU PAS

lemonde.fr

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Vous l’avez peut-être déjà vue passer quelque part sur Internet, mais comment ne pas évoquer, en la saluant, la récente initiative du groupe britannique Radiohead ? Ces derniers font partie des pionniers des nouveaux modes de distribution de la musique que permet la révolution Internet. On sait ainsi qu’ils avaient sorti leur album In Rainbows directement sur le web et que chaque internaute était invité à payer ce qu’il voulait -succès public, succès commercial. Puis qu’ils cédèrent l’an dernier à leurs fans la bande son d’un concert donné à Prague afin de produire un DVD disponible gratuitement sur le web (les images du show étant constituées des prises de vue faites par le public à l’aide de téléphones ou caméras portables).

Rebelote ! Cette fois c’est le concert donné à Los Angeles le 24 janvier 2010 que le groupe rend directement et gratuitement disponible sur le Net… Enfin, gratuitement… Gratuitement en streaming, mais si l’internaute souhaite télécharger le DVD en haute qualité (jaquette incluse), il est invité à verser son obole (minimum 5 dollars, environ 3,75 euros) pour Haiti, via l’Organisation Non Gouvernementale Oxfam -sans doute l’une des plus honnêtes et actives de la planète.

L’occasion de commencer l’année en compagnie de l’un des meilleurs groupes du monde et de participer à la reconstruction de ce pays dévasté, tout en confiant son argent à l’une des  organisations les plus fiables parmi celles qui s’engagent à agir, concrètement, pour les Haitiens.


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#109 05-01-2011 11:57:12

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

source:clubic

Gorillaz : un album gratuit composé sur iPad disponible depuis Noël

ndla: euh enfin presque....faut pas exagérer.



Le groupe anglais mené par Damon Albarn a dévoilé le jour de Noël The Fall, un album composé à l'aide de plusieurs applications disponibles sur iPad. Une première proposée gratuitement sur le site du groupe, avant une commercialisation l'année prochaine.

Nous vous en parlions dans l'un des derniers numéros de 56K : le groupe pop Gorillaz s'apprêtait alors à offrir à ses fans un tout nouvel album, composé lors de sa récente tournée à l’aide de l'iPad. Comme prévu, c'est le 25 décembre que The Fall a été dévoilé sur le site officiel du groupe.

Petite subtilité : si l'album, composé de 15 titres, est bel est bien accessible gratuitement en streaming pour tout le monde, seul les membres payants de son fan-club se voient offrir la possibilité de le télécharger. L'adhésion coûte 45 dollars et permet d'accéder à du contenu numérique autour du groupe, qui a toujours travaillé sa dimension virtuelle – notamment par le biais d'avatars animés vivant des aventures dans ses clips.

Un simple « album iPad » ?

Damon Albarn a précisé que The Fall a été conçu en 32 jours, durant la tournée du groupe aux Etats-Unis. Les titres des chansons font référence à des lieux et villes dans lesquels le groupe s'est récemment produit durant sa tournée Escape to Plastic Beach, achevée le 21 décembre. Parmi les applications utilisées pour concevoir la musique, on trouve SoundyThingie, Mugician, Funk Box, Olsynth, Mog Filatron, Speak it ! ou encore Gliss. Néanmoins, l'iPad seul n'a pas suffit et il a bien fallu passer par la case enregistrement : le groupe s'est pour l'occasion entouré de quelques guest star, comme Mick Jones et Paul Simonons, des Clash.

Reste qu'en mettant en avant le côté geeky de cet album, Damon Albarn et son groupe se sont assurés un sympathique petit buzz sur la toile hi-tech, promouvant au passage leur fan-club virtuel qui leur permet de se détacher d'une major pour vendre de façon quelque peu détournée leur musique numérique.

Au final, si The Fall est plus consistant que le mini-album que beaucoup attendaient, et si ses sonorités collent bien au groupe – difficile d'écouter la ligne de basse de Bobby in Phoenix sans penser à Starshine sur leur premier album – ce n'est sans doute pas ce que Gorillaz a fait de mieux en matière de musique, mais cela démontre malgré tout une jolie stratégie numérique. Ce qui n'empêchera pas le groupe de sortir cet album de Noël dans le commerce courant 2011.


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#110 05-01-2011 12:05:02

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

Musique en ligne : quel bilan pour 2010 ?


source clubic
Publiée par Olivier Robillart le Lundi 13 Décembre 2010


C'est une petite musique qui commence à revenir presque comme un mème de Noel. Celui de l'impact de la loi Hadopi. La haute autorité doit bientôt rendre un bilan chiffré de son activité. Un moyen de s'interroger sur les effets de la loi, la Carte Musique, mais surtout sur les prochaines décisions concernant le marché du divertissement numérique.

Concernant la loi Hadopi, difficile pour l'instant de tirer un premier bilan. En attendant une note officielle, l'UFC-Que Choisir a tenté de dresser quelques premières observations. Dans un rapport publié sur PcInpact, l'organisation explique: « Evaluer l'effet de la loi Hadopi à partir de l'évolution des téléchargements observés (appelés piratage) n'est méthodologiquement pas recevable. En effet, non seulement il est impossible de connaître ce qu'ils représentent vraiment, mais aussi, le cas échéant, une baisse des téléchargements visibles ne signifie pas la fin de ce type de comportements. Elle pourrait simplement traduire une migration des consommateurs vers des solutions plus discrètes ».

Concrètement, il est encore difficile de séparer l'évolution des ventes sur les plateformes légales de la lutte contre le téléchargement illégal. D'un côté, l'offre est certes plus vaste mais de l'autre, une part du téléchargement reste invisible pour l'Hadopi (newsgroups, téléchargement direct, streaming…)

Concernant la carte Musique, l'inconnue est encore plus manifeste. Selon certaines informations, le nombre de cartes Musique vendues dépasserait seulement les 22 000 cartes. Pourtant, l'Elysée expliquait qu'une semaine après son lancement 10 000 auraient été vendues. Après six semaines, le stock de cartes serait encore bien rempli…

Contactés sur le sujet, la plupart des participants ont refusé poliment de répondre à nos questions sur le nombre de cartes vendues. Seule précision, l'un des opérateurs précise qu'une réunion sur le sujet a été organisée voilà peu avec le ministère de la Culture…

Enfin, signe que les discussions se poursuivent au sujet du développement de l'offre légale. La commission dirigée par Emmanuel Hoog mène des pourparlers entre ayants droit et plateformes musicales. Parmi les 13 engagements dégagés, il aurait été demandé aux producteurs de modifier certaines de leurs pratiques. Ils devraient arrêter les minimums garantis ou « avances sur contrats ». Ce type de clause s'applique lorsqu'un producteur reçoit des royalties sur les exemplaires vendus. Il arrive qu'il perçoive également une avance sur ces royalties.

Ces discussions ne sont pas terminées puisque le ministère de la Culture doit inviter les parties concernées afin de signer le texte proposé par la commission Hoog. Le bilan attendra…


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#111 05-01-2011 12:06:32

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?


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#112 05-01-2011 12:10:53

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

Carte Musique Jeune : un échec ?!


PC world.fr Publié le 13 décembre 2010     , par Mathieu CHARTIER

Lancée depuis quelques mois, la Carte Musique Jeune et sa promesse de doubler le pouvoir d'achat des jeunes sur les boutiques de téléchargement de musique en ligne ne semble emballer personne...

Si l'on a déjà évoqué les abus autorisés par le système mis en place autour de la Carte Musique Jeune par le ministère de la Culture, nous apprenons aujourd'hui que malgré tout le dispositif serait en train de faire un four. En effet, depuis le lancement de l'opération, seulement 22.000 cartes auraient été créées, et toutes n'ont bien sûr pas été activées.

Inefficace

De plus en plus d'observateurs pensent que les frais engagés pour faire la promotion de la Carte Musique Jeune ne seront jamais couverts par les retombées économiques générées. Une véritable déception, pour les artistes notamment, la promesse d'une promotion active des offres légales faite par le gouvernement retombant un peu à plat pour le moment.

Rappelons que le gouvernement avait prévu d'allouer 25 millions d'euros au dispositif pour un total de 50 millions d'euros injectés dans la filière musicale (la Carte Musique Jeune étant subventionnée à hauteur de 50%). Pour le moment, nous en serions très loin avec un budget dépensé oscillant entre 100.000 et 500.000 euros. En attendant les chiffres officiels et la démonstration de l'efficacité du dispositif qui reste à faire pour l'Etat.


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#113 19-02-2011 00:25:15

Alphonse
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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

Rappelons que le gouvernement avait prévu d'allouer 25 millions d'euros au dispositif pour un total de 50 millions d'euros injectés dans la filière musicale (la Carte Musique Jeune étant subventionnée à hauteur de 50%). Pour le moment, nous en serions très loin avec un budget dépensé oscillant entre 100.000 et 500.000 euros. En attendant les chiffres officiels et la démonstration de l'efficacité du dispositif qui reste à faire pour l'Etat.

la musique, la culture pour les jeunes ?
Et les autres ?
Et les autres formes d'art ?
Pffff.
Démago.
Des magots...


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#114 19-02-2011 00:25:59

Alphonse
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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

Gorillaz : un album gratuit composé sur iPad disponible depuis Noël

Il a été produit par Apple ?


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#115 19-02-2011 15:56:22

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

Salut Alphonse smile

Et oui cette carte musique jeune, c'est un peu n'importe quoi
une réaction à chaud pour tenter de transformer les vilains pirates en bons consommateurs.
disons, ça me fait clairement plus penser à une sorte de "mesure choc" pour marquer le coup, mais sans grande réflexion sur le fond.


dead ?

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#116 18-11-2011 22:39:20

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

Musique : ReDigi, le site pionnier qui revend vos vieux MP3

Depuis un mois, une start-up américaine propose un marché d'occasion pour les MP3 achetés sur le Web. L'industrie du disque part en guerre.

la suite:
http://www.rue89.com/2011/11/17/musique … mp3-226613

via: Rue 89


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#117 18-11-2011 22:45:23

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

Nicolas Sarkozy compte taxer les FAI pour financer la filière musicale

Le président de la République a soutenu une fois encore le principe d'une taxe sur les FAI pour financer la filière culturelle. Nicolas Sarkozy a estimé que les FAI "sont extrêmement prospères" doivent "contribuer à la création musicale". Il a également relancé l'idée d'un prélèvement sur les géants du net basés à l'étranger.



Lors d'un déplacement au Forum d'Avignon, où se tiennent les rencontres internationales de la culture, de l'économie et des médias, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours dans lequel il a vanté l'efficacité de la loi Hadopi contre le piratage, affirmant que celui-ci a reculé de 35 %. Le chef de l'État s'est également dit prêt à une loi Hadopi 3 destinée à pénaliser le streaming.



Le président de la République n'a cependant pas uniquement évoqué la riposte graduée. Il a également parlé fiscalité au Forum d'Avignon, au grand désespoir des fournisseurs d'accès à Internet qui se plaignent d'être des vaches à lait bien commodes pour l'industrie du divertissement. Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois manifesté son soutien au financement du Centre national de la musique par une taxe sur les opérateurs français.



"Je souhaite que les FAI, qui sont extrêmement prospères et tant mieux pour eux, puissent contribuer à la création musicale comme contribuent un certain nombre d'acteurs à la création cinématographique. On a le droit de parler des droits d'auteur et d'un gros mot, qui est la fiscalité numérique, car qui paye les infrastructures qui permettent à internet de vous relier, si ce n'est l'État, donc le contribuable ?".


Des propos qui vont inévitablement braquer les opérateurs. Il y a une semaine, le directeur général d'Orange était monté au feu pour dénoncer la manie de la majorité de résoudre chaque sujet lié au droit d'auteur et au numérique à coup de taxes. "On demande toujours plus aux fournisseurs d'accès. [...] Il y a des limites à l'exercice, on ne peut pas continuer indéfiniment ce délire fiscal" avait-il lancé.


Nicolas Sarkozy a également étendu la question de la fiscalité aux principaux poids lourds de l'Internet, dans la mesure où le monde est désormais globalisé et interconnecté. "La mondialisation fait aujourd'hui que les géants de l'Internet gagnent beaucoup d'argent sur le marché français. Tant mieux pour eux, mais ils ne payent pas un centime d'impôt à la France" a-t-il fait remarquer.

Rappelons qu'un amendement baptisé taxe Google était apparu au parlement. Défendue par le sénateur UMP Philippe Marini, cette mesure devait jeter les fondations d'une démarche globale de réflexion sur la fiscalité du commerce électronique en France et des pistes pour prélever une partie des transactions lorsque celles-ci concernent des opérateurs étrangers basés hors de France.




Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com


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#118 18-11-2011 22:49:11

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

Etat des lieux de l’offre de musique numérique

L’Observatoire de la musique publie cet état des lieux depuis plusieurs années. Cette édition présente des données à partir d’un échantillon de 100 services en ligne pour le premier semestre 2011.



L’analyse de l’offre présente sur ces sites se répartit sur de nombreux pays, et s’intéresse même à des sites non accessibles depuis la France (par ailleurs, l’Observatoire présente cet état des lieux sans préjuger de la légalité des offres au regard des accords obtenus ou en cours avec les catégories d’ayants droit).

Outre la présentation des offres de musique, on s’intéressera à la partie Analyse générale qui énonce un certain nombre de faits dont nous présentons ci-dessous quelques extraits :


L’accès aux contenus passe progressivement par tous les nouveaux terminaux : Internet investit les consoles de jeux, les smartphones, les tablettes au-delà de la tablette PC (iPad, Kindle), le petit écran,[…] avec la TV connectée (cf. LG-Orange). La voiture, dernier bastion de la radio FM, va subir le même sort avec des équipements 3G.
Internet modèle progressivement un écosystème dans lequel la prescription des usagers fera de plus en plus autorité.
Les initiatives des plateformes américaines constituent des avancées majeures dans les modes de consommation d’œuvres musicales liées au processus de viralité.
Le cloud computing qui équivaut à une déterritorialisation des fichiers-son pour un usage privé a un coût (de 25 à 30 dollars) qui sera engrangé par les sites proposant ce service de gardiennage à savoir Google, Amazon, Facebook, iTunes. Il n’y a aucune solution européenne, à date, sur un possible modèle dominant.
Le marketing s’est nettement déplacé vers l’offre de biens et services au détriment du contenu musical, favorisant de nouvelles pratiques de l’écoute musicale d’autant plus que l’Internet, dans les développements du streaming, est pratiqué dans sa version média.
les mêmes opérateurs américains prennent des positions-clés sur le marché du paiement pour l’e-commerce et le mobile comme la dernière proposition de Facebook créant des Facebook Crédits.


le rapport:
http://observatoire.cite-musique.fr/obs … m_S111.pdf


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#119 19-11-2011 00:34:05

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

Collegue a écrit :

Etat des lieux de l’offre de musique numérique



le rapport:
http://observatoire.cite-musique.fr/obs … m_S111.pdf

celui-là, je l'aime bien !


Allons voir si les autres rêvent encore...
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#120 19-11-2011 13:58:39

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

Via numerama

Moby offre sa musique pour les films sans but lucratif


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#121 24-11-2011 15:59:33

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

L'Europe confirme l'illégalité du filtrage des réseaux P2P

http://www.lemonde.fr/technologies/arti … 51865.html


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#122 26-11-2011 14:52:11

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?


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#123 02-12-2011 14:07:56

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?


Fermeture définitive de Napster, le pionnier du téléchargement en P2P
LEMONDE.FR | 02.12.11 | 12h41

Plus de douze ans après son lancement en 1999, Napster, l'emblématique service de téléchargement en P2P, a définitivement fermé ses portes ce jeudi, et sera fusionné avec un autre service de streaming musical. Développé par un étudiant, ce logiciel à l'époque révolutionnaire permettait aux internautes de partager leurs morceaux de musique, à la fois en téléchargeant des titres et en mettant leur collection à disposition des autres utilisateurs.
Bête noire de l'industrie musicale, Napster avait dû une première fois s'interrompre en 2001, au terme d'une procédure judiciaire. Le site avait ensuite été relancé comme un service légal de diffusion de musique, après un rachat par Roxio, puis par Best Buy. Napster est, depuis ce jeudi, fusionné avec le service de streaming légal Rhapsody.

Napster, qui avait inspiré de nombreux clones comme Kazaa, a également marqué l'avènement du format MP3, majoritairement uilisé sur le réseau. La première fermeture du service avait encouragé le développement de nouveaux systèmes de téléchargement, décentralisés et donc moins soumis à des procédures judiciaires, dont le plus emblématique est BitTorrent.

Le Monde.fr


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#124 03-12-2011 08:58:31

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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

Souvenirs...;)


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#125 11-12-2011 20:48:35

Alphonse
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Re : [Dossier - observatoire] la Revolution de l' industrie du disque ?

je croyais que ça avait déjà eu lieu


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